Pour Yassine, Ibrahima, la famille ARBIDA et tous les autres...
Comme chaque année à la même période, les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) pleuvent sur nos
universités et ailleurs.
Yassine, étudiant marocain, a reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) le 3 octobre
2011. Le 21 novembre, la préfecture du Puy de Dôme lui notifie une assignation à résidence qui lui interdit de sortir du département. Etudiant à Vichy, il ne peut plus assister à ses
cours.
Un décret, daté du 6 septembre 2011, augmente le justificatif de ressources pour obtenir un titre de séjour étudiant.
Chaque étudiant doit justifier 2000 euros de plus que l’année dernière, certains n’ont pas cette capacité et se font refuser leur titre de séjour. Nous refusons cette accentuation de la
sélection des étudiants étrangers sur des critères sociaux.
Le procès-verbal du Conseil d’Administration de l’Université d’Auvergne (Clermont I) daté du 9 mai 2011 stipule que les
étudiants étrangers n’ayant pas payé la totalité de leurs frais d’inscription à la veille des examens sont dénoncés à la préfecture. Les concernés perdent leur statut étudiant et ne peuvent avoir
de Titre de Séjour, ils sont conduits par l’Université à l’expulsion. De plus, après demande de la préfecture auprès de l’Université d’Auvergne, plusieurs étudiants n’ont pas pu s’inscrire cette
année. Nous refusons et combattons la collaboration entre les universités et les services de préfecture dans la politique d’expulsion.
Depuis la circulaire Guéant du 31 mai 2011, les possibilités de
changement de statut à la fin des études sont restreintes. Ainsi, de nombreux étudiants sont empêchés de travailler à la fin de leurs études et sont contraints de rentrer. Ibrahima est l’un d’eux, il est arrivé en France le 23 septembre 2010 pour y suivre ses études de Master 2
Informatique Décisionnelle et Logicielle à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Le 21 septembre 2011, il dépose une demande de changement de statut à la
préfecture du Puy de Dôme. En effet, il vient d’obtenir son diplôme avec une promesse d’embauche là où il a effectué son stage. Pour pouvoir travailler, il lui faut un titre de séjour salarié.
La circulaire du 31 mai a permis à la préfecture de refuser son changement de statut.
Cette année, les objectifs d’expulsion du territoire sont
passés à 30 000, facilités par la loi Guéant du 16 juin 2011 qui restreint encore plus les droits de tous les migrants. Par une politique assumée du gouvernement, les étrangers sont de
plus nombreux à se retrouver sans papiers, puis expulsés. Aljilani et Aisha Arbida, lybiens, sont en
France depuis 2000 avec leurs 5 enfants dont 2 nés sur le territoire. Aljilani, étudiant en thèse s’est fait refuser son titre de séjour étudiant en Février 2011. Toute la famille dont le titre
de séjour dépend du père est actuellement sans papiers et vit dans la peur de l’expulsion, comme de nombreuses familles à Clermont Ferrand. Nous
refusons cette politique qui traque, qui expulse, qui rejette.
La politique d’expulsion nuit gravement à l’enseignement supérieur et à la
recherche. La préfecture s’arroge un droit de regard sur le parcours universitaire de nos camarades. Elle juge seule, de façon arbitraire et sans aucune compétence ni légitimité
pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » de leurs études. Elle se permet ainsi de refuser le titre de séjour d'une partie des étudiants, alors qu'ils ont tout le soutien de leurs
enseignants qui attestent de leur sérieux . La vocation universelle des établissements d’enseignement supérieur est de rester ouverts à tous. Leur
mission d’enseignement, d’échange et de réflexion ne peut s’accommoder d’inégalités entre étudiants ou de l’exclusion de certains. Nous refusons de voire nos camarades étrangers étudier
dans la peur. Nous voulons que chacun puisse avoir le droit d'étudier sereinement.
> Régularisation de Yassine, d'Aljilani et d'Ibrahima
> Retrait de la circulaire Guéant du 31 mai 2011
> Stop à la collaboration Université-Préfecture dans la politique d'expulsion
> Une carte d'étudiant = Un titre de séjour
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Rassemblement
Mercredi 14 décembre
18H
Devant la préfecture de Clermont Ferrand
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Premiers signataires : RUSF - RESF 63, Ligue des Droits de l'Homme, UNEF, SUD étudiant, SOLIDAIRES, FSU,
Utopia, JC, UEC, NPA, Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), Europe Ecologie Les Verts, Libertat Auvernha
Plus d'infos : http://rusf63.blogspot.com/