Marie-Luce Pouchard et Corinne Mialon,militantes de RESF63,sont convoquées par la Sureté Départementale au Commissariat Pélissier le jeudi 16 juin à 16H, devant le
Capitaine de Police Éric Fabre, Officier de Police Judiciaire, « pour y être entendues dans le cadre d’une enquête préliminaire suivie à [leur] encontre du chef d’organisation d’une
manifestation sur la voie publique n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préliminaire dans les conditions fixées par la loi. ». Cette convocation fait suite au rassemblement du mercredi
8 juin à 18H devant la préfecture, appelé par RESF 63, pour la libération et la régularisation de Lulzim et Valdete Sylejmani enfermés avec leur petit Erjon, âgé de 15 mois, au Centre de
Rétention de Toulouse . Ce rassemblement a été décidé et organisé le lundi 6 juin, à la réunion de RESF 63 à 18H (59 personnes) au Centre Jean Richepin. Devant l’urgence de la situation - Erjon
maigrit et pleure tout le temps, l’état de santé de Valdete, déjà très malade, s’aggrave -et devant l’indignation de touTEs face à la politique actuelle de l’immigration qui conduit un bébé de 15
mois, né en France, et ses parents en Centre de Rétention en vue de leur expulsion, les militantEs ont collectivement décidé d’organiser un rassemblement pour manifester leur désaccord avec cette
politique et exiger la libération et la régularisation de la famille Sylejmani. Au moment du rassemblement, la Directrice Départementale de la Sécurité Publique et Commissaire de police,
Mme COUDERT, nous a fait savoir que l’exigence légale pour prévenir les autorités préfectorales étaient de « 3 jours francs au moins avant toute manifestation (ou rassemblement)
publique » sous peine de poursuites « pénales » à l’encontre des « organisateurs ». La Préfecture avait été prévenue du rassemblement mardi matin (par téléphone) puis
mardi après-midi par téléphone et par fax à David BESSON, chef de cabinet du Préfet, comme il l’avait lui-même exigé. Selon la Commissaire de police, le non-respect du délai de 3 jours était
jusqu’ici « toléré », mais notre nouveau préfet, Francis Lamy, a décidé qu’il en irait désormais autrement dans le Puy-de-Dôme, même si cela est « toléré » ailleurs. Il
faudrait de plus, que toutes les organisations fassent obligatoirement les déclarations sur une fiche type que la Commissaire a distribué autour d’elle. A ce sujet, elle s’est plaint qu’aucune
organisations n’utilise son modèle. En convoquant deux militantes désignées comme "responsables" par les forces de l’ordre, Francis Lamy voudrait en finir avec les manifestations et
rassemblements qui, dans une situation d’urgence,l’empêche de mener à bien la politique qu’il entend conduire... et entendrait conduire dans le plus grand silence. Comment mieux tenter de se
débarrasser de RESF 63 et tenter de cacher à la population les ravages de cette politique qui fixe des quotas, traque, enferme, expulse, rejette, sépare des familles, favorise la surexploitation
des travailleurs, renvoie des personnes malades dans des pays où elles n’auront pas accès aux soins nécessaires à leur santé... Mardi sur les marches de la préfecture, les manifestantEs lui ont
répondu :
« Nous sommes tou(TE)s responsables ! »
Le Préfet veut nous faire taire, nous ne nous tairons pas !
JEUDI 16 JUIN, soyons le plus nombreux possible devant le Commissariat Central à partir de 15H45, rue Pélissier à Clermont-Ferrand, pour
protester contre la convocation de 2 militantes de RESF 63 au commissariat de police le même jour à 16H. RASSEMBLEMENT
A 18H DEVANT LA PRÉFECTURE de Clermont-Ferrand Contre les tentatives d’intimidation des militantEs
Pour la libération et la régularisation de la famille Sylejmani Pour la régularisation de Xia Xia Contre la politique actuelle de
l’immigration