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8 Novembre 2010
Au printemps dernier l’IGEANR (Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche) à été missionné par Valérie Pécresse pour établir un
bilan de la mise en œuvre du plan licence. Si dans un premier temps la ministre a refusé de rendre public les conclusions de la mission, le rapport de l’IGAENR a été rendu public ces derniers
jours. Il sonne comme un échec pour Valérie Pécresse qui jusqu’à présent considérait que la question de la réussite des étudiants était un dossier classé.
Un bilan sans appel
Le bilan de l’IGAENR est sans appel il reprend de nombreux éléments pointés à deux reprises par l’UNEF lors des bilans du plan licence effectués en novembre 2008 et en janvier 2010. Ce bilan est un point d’appui dans la bataille que l’UNEF mène pour que la question de la réussite en licence devienne une priorité politique.
Les objectifs fixés en 2007 ne sont toujours pas atteints
Parmi les critiques, l’IGAENR constate que l’objectif de cinq heures hebdomadaires d’enseignement supplémentaires par étudiant en L1 n’est toujours pas atteint. Autre critique : la faiblesse des réorientations, le tutorat étudiant est insuffisamment sollicité et le projet personnel de l’étudiant connaît un faible essor. Plus grave, le rapport pointe une difficulté à identifier la manière dont les crédits dédiés au plan licence sont utilisés dans les universités, ils servent trop souvent à financer d’autres missions que celles liées à la réussite des étudiants.
Une application inégale des mesures qui interpelle sur l’absence de cadrage national
Dans la conclusion, l’IGAENR décrit l’application inégale du plan entre universités et au sein même des universités : faible en droit et plus développé en sciences, STAPS et lettres et sciences humaines. Ils posent aussi la question de son efficacité. Les inspecteurs appellent à l’établissement d’un bilan complet à la fois pédagogique et financier du dispositif qui conditionne l’attribution et la régulation des crédits déjà prévus pour 2011 et 2012.