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L'UNEF, première force syndicale étudiante, est présente sur tous les campus de France. Elle vise à défendre les droits des étudiants et à en gagner de nouveaux, à informer les étudiants et à organiser la solidarité sur les facs. Vous trouverez ici toute l'actualité militante de l'UNEF Auvergne ainsi que des infos pratiques !

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L'éducation face aux suppressions de postes.


Suite au dossier paru dans le Monde du 7 avril 2010.photo-salle-classe.jpg

 

Trois ans après l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les effets de la politique menée dans l’éducation se font pleinement ressentir.

 

Alors que le nombre d’élève repartira à la hausse dès l’année prochaine, les suppressions de postes se poursuivent dans l’éducation nationale. 12 569 postes d’enseignants avaient été supprimés entre 2003 et 2006. Ce sont près de 50 000 qui l’ont été depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy ; chiffre qui sera porté à 80 000 à l’horizon 2012. Si l’on considère l’ensemble des personnels employés par l’éducation nationale le chiffre culmine à 127 000 suppressions de postes.

 

Quelles conséquences ces coupes radicales ont-elles sur l’éducation en France ?

  Dictée par une simple logique budgétaire, les suppressions de postes ont un impact fort sur la qualité des enseignements proposés. Le fait majeur est la diminution pure et simple du nombre d’heures d’enseignement qui ne sont plus assurés, en particulier dans les maternelles où seulement 18%  des enfants de moins de 3 ans sont scolarisés (23% en 2007). De même pour les primaires qui ont perdus deux heures d’enseignements par semaine et dans les lycées professionnels où le BACpro en 3 ans ampute les formations. Plus grave encore, le taux d’heures réalisés en heure supplémentaire est de 6% en collège et 12% en lycée, c'est-à-dire que les enseignants sont en sous effectifs, ce qui épuise les équipes pédagogiques.

 

La résultante de ces économies de bouts de chandelles est le creusement des inégalités entre les élèves issus des classes populaires et ceux issus des classes plus aisées. En effet si le niveau moyen des élèves à 15 ans (test PISA) reste stable, on note un accroissement des disparités entre élèves qui réussissent et élèves en difficultés et ce, directement en lien avec les questions sociales. C'est donc bien la recherche de l'égalité des chance qui est menacée par le manque de moyens.

Ce sont également les élèves issus des milieux les plus modestes qui subissent le plus les procédures disciplinaires, notamment le renvoie des établissements. Le renvoie constitue souvent la seule alternative pour des élèves en situation d’échec scolaire et social que l’on arrive plus à gérer. 17 000 élève sont ainsi renvoyés définitivement de leur établissement chaque année alors que dans le même temps, 367 000 procédures d’expulsion temporaire sont enregistrées.

 

Face à cela, les seules réponses du gouvernement sont de poursuivre les suppressions de postes et de mettre l’accent sur les cas de grave violence scolaire (Etats généraux de la sécurité à l'école, initiés par le ministre de l'éducation nationale Luc Chatel). Si l’école n’est effectivement pas toujours un lieu de respect, la supposée montée de 7% de la violence en un an repose surtout sur la modification des instruments d e mesure de la violence (on est passé d’un système de collecte de données auprès des établissements à un système statistique où l’on étudie un échantillon d’établissements).  De plus, cette question reste très localisée puisque 50% des actes violents sont commis dans 10% des établissements.

 

mégaphonebon


Encore une fois, la politique menée par le gouvernement semble en total décalage avec la réalité du terrain. L’UNEF revendique l’arrêt des suppressions de postes ainsi que le maintien d’une formation de qualité pour les futurs professeurs !

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