L'UNEF, première force syndicale étudiante, est présente sur tous les campus de France. Elle vise à défendre les droits des étudiants et à en gagner de nouveaux, à informer les étudiants et à organiser la solidarité sur les facs. Vous trouverez ici toute l'actualité militante de l'UNEF Auvergne ainsi que des infos pratiques !
19 Janvier 2011
Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) a rejeté hier la répartition des dotations budgétaires des universités par 28 voix contre et 5 voix pour, démontrant ainsi l’insuffisance budgétaire dans laquelle sont plongées les universités malgré les communications de la Ministre.
Lors de sa conférence du 14 janvier dernier, Valérie Pécresse a rendu publique les dotations budgétaires des universités. Encore une fois la ministre s’est livrée à un exercice d’autosatisfaction en affichant des hausses budgétaires dans la majeure partie des établissements. Mais dans la réalité, 47% des universités ont exprimé leurs inquiétudes face à la baisse de leurs crédits de fonctionnement accordés chaque année par l’Etat.
Valérie Pécresse a annoncé pour l’année 2011 un budget de l’enseignement supérieur et de la recherche en hausse de 4,7 milliards d’euros. Or, malgré une hausse affichée de 3,3%, la réalité est toute autre. Cette hausse est en effet principalement obtenue par la prise en compte de crédits « fictifs » ou fléchés vers d’autres secteurs que les universités: exonérations fiscales pour les entreprises, grand emprunt (dont seulement une infime partie sera utilisée cette année), comptabilisation de crédits non disponibles pour l’instant. Au final, seuls 198 millions d’euros de crédits supplémentaires sont prévus pour les universités. Cette augmentation ne permet même pas aux établissements de faire face à l’inflation.
La réalité budgétaire des universités rattrape les discours optimistes de Valérie Pécresse
Les universités connaissent une situation budgétaire critique à laquelle le budget 2011 ne répond pas :
La ministre doit revenir sur ses choix budgétaires
Les dotations prévues par le ministère ne permettent pas à l’ensemble des universités de remplir leurs missions de service public. L’UNEF demande à Valérie Pécresse de prendre la mesure des difficultés budgétaires des universités. Les universités sont confrontées à la prise en compte de nouvelles compétences et à un sous encadrement chronique qui ne pourront être traités sans une augmentation de leurs moyens.
L’UNEF demande:
- Une augmentation de 160 millions d’euros du programme 150 pour financer les formations de licence et mettre en œuvre le plan « réussite en
licence » destiné à lutter contre l’échec en premier cycle
- La mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement de 2500 enseignants chercheurs et 2500 personnels BIATOSS par an pendant 5 ans pour faire face aux besoins