L'UNEF, première force syndicale étudiante, est présente sur tous les campus de France. Elle vise à défendre les droits des étudiants et à en gagner de nouveaux, à informer les étudiants et à organiser la solidarité sur les facs. Vous trouverez ici toute l'actualité militante de l'UNEF Auvergne ainsi que des infos pratiques !
6 Juillet 2011
Le ministère de l’enseignement
supérieur vient de communiquer aux universités le montant des droits d’inscription aux diplômes nationaux. Ils subissent cette année une hausse sans précédent : 1,72% en Licence (de 174 à 177€),
4,7% en Master (de 234 à 245€), 3,6% en Doctorat (de 359 à 372€) et 3,5% pour les titres d’ingénieur (de 564 à 584€). Cumulée à une augmentation des autres dépenses obligatoires des étudiants (la
cotisation au régime étudiant de sécurité sociale augmente de 3€), cette hausse va entraîner une nouvelle dégradation des conditions de vie des étudiants.
L’UNEF dénonce une hausse sans précédent des frais d’inscription !
Si l’augmentation des frais d’inscription en Licence est supérieure à l’inflation, le gouvernement a fait le choix cette année de faire payer le prix fort aux étudiants de Master et de Doctorat qui voient leurs frais d’inscription augmenter respectivement de 4,7% et 3,6%. Alors que la part d’étudiants issus de milieux modestes est en baisse à l’université et que de plus en plus d’étudiants sont contraints d’avoir une activité salariée pour financer leurs études, cette augmentation dégrade les conditions de la rentrée de façon irresponsable. L’UNEF s’inquiète particulièrement du choix délibéré de creuser l’écart entre la Licence d’un côté et les cursus de Master et Doctorat de l’autre. Cet écart s’inscrit en effet dans la tendance observée ces dernières années à rendre l’accès aux études longues plus discriminant socialement. A l’heure où la France est en retard par rapport aux autres pays de l’OCDE en proportion de diplômés de second cycle, ce choix est injuste.
Laurent Wauquiez a rapidement pris le pli de l’élitisme
En parallèle de l’augmentation des frais d’inscription, Laurent Wauquiez a fait ses premières déclarations publiques en tant que ministre de l’enseignement supérieur à l’occasion de la nomination des lauréats des IDEX. Celles-ci ne sont pas de nature à rassurer les étudiants. En soutenant les choix du jury des Initiatives d’excellence de favoriser les établissements ayant fait le choix « de fusionner ou de proposer des cursus très sélectifs », Laurent Wauquiez assume une politique universitaire élitiste dont l’objectif n’est plus d’offrir à tous un accès à des études de qualité sur tout le territoire mais bien de favoriser l’émergence de quelques filières et établissements d’élite pour les meilleurs.
L’UNEF demande à rencontrer Laurent Wauquiez au plus tôt
Alors que la réforme de la licence reste en chantier, l’UNEF s’inquiète des premières dispositions prises par Laurent Wauquiez qui ne laissent pas présager d’un mandat ouvert aux revendications étudiantes. L’UNEF exige notamment que le dossier licence aboutisse sur un nouveau cadre règlementaire garantissant les droits étudiants.
Par ailleurs, l’UNEF demande à rencontrer Laurent Wauquiez pour évoquer la situation sociale des étudiants. Le nouveau ministre doit prendre des mesures d’urgence face à la crise. L’UNEF demande que le ministre s’engage, conformément aux préconisations de son rapport de 2006 intitulé « Comment relancer l’ascenseur social ?», à :
- Prendre des mesures d’urgence pour la rentrée 2011 incluant le gel des dépenses obligatoires des étudiants (ticket RU, loyers en cités universitaires, augmentation des frais d’inscription), le versement plein et entier du dixième mois de bourse dès le mois de septembre, ainsi qu’une revalorisation des aides au logement.
- Répondre aux revendications étudiantes sur la réévaluation des barèmes de bourses et le rétablissement des points de charges supprimés en 2008 pour élargir l’accès aux bourses aux étudiants issus de classes moyennes. Il est inacceptable que les foyers fiscaux déclarant entre 1865 et 3000 euros par mois se voient interdire l’accès aux aides sociales.
- Mettre en place un chèque santé national pour aider les étudiants à accéder aux complémentaires santés.
- Réévaluer les objectifs de construction de logement CROUS pour atteindre 250 000 logements d’ici 2020