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Articles avec #etudiants etrangers

http://www.ldh-france.org/section/loudeac/files/2012/02/mediapart.png

Depuis plusieurs mois, le gouvernement met en place des mesures discriminantes à l’égard des étudiants étrangers. La circulaire Guéant du 31 mai a permis de mettre en lumière le problème plus large des conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers en France. L’Unef, avec plus de 60 associations d’étudiants étrangers, lance sur Mediapart un appel signé par Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, candidats à l'élection présidentielle, et de nombreux parlementaires,  organisations et personnalités de la société civile.


Le parcours du combattant d’un étudiant étranger souhaitant faire ses études en France commence bien avant qu’il ait pu mettre le pied sur le territoire. Après avoir payé les 140 euros nécessaires au Centre d’Études en France, passage obligé pour l’obtention d’un visa, il doit attendre l’avis de son consulat. Un avis arbitraire qui peut être négatif même si la candidature est acceptée dans un établissement d’enseignement supérieur français.

 Pour avoir le droit d’étudier, il faut d’abord y mettre les moyens. Depuis le 6 septembre dernier, cela n’est pas moins de 7680 euros qu’il faut récolter et justifier sur son compte en banque pour être éligible à un titre de séjour de seulement un an. Car remplir les critères déjà très restrictifs d’autorisation d’entrée sur le territoire n’est pas suffisant pour avoir le droit de suivre un cursus universitaire jusqu’au bout. La loi prévoit la délivrance d’un titre de séjour permettant de couvrir certaines périodes de formation (2 ans pour un étudiant de master, 4 ans pour un doctorant), mais les titres effectivement délivrés ne sont valables que pour une année. Commencent alors les courses aux services administratifs, les queues interminables aux multiples guichets, les allers retours à la préfecture pour espérer décrocher le sésame qui autorise de passer un an de plus en France.

A la rentrée universitaire, lorsque les autres s’interrogent et s’inquiètent pour leur avenir, un étudiant étranger a trois certitudes. Celle d’abord qu’il sera obligé de revivre ce calvaire et de recommencer toutes ses démarches pour obtenir son renouvellement de titre de séjour annuel et avoir le droit de passer à l’année supérieur. La certitude ensuite qu’il n’obtiendra ni aide sociale, ni dispositif d’accompagnement.  Aux heures perdues à attendre l’ouverture de la préfecture s’ajoutent les heures salariées et les cours à rattraper pour pouvoir financer son séjour, puisqu’il ne peut prétendre à aucune aide sociale. La certitude enfin que ces obstacles à sa réussite ne lui laissent pour autant pas le droit à l’erreur. Un redoublement, une absence, une réorientation ou un manque soudain de ressources pourraient être jugés par le préfet comme un critère de refus de renouvellement de titre de séjour.

Mais notre gouvernement a jugé ces critères encore insuffisants. Le 31 mai 2011, il a rendu quasi impossible l’accès à un titre de séjour « salarié ». Au premier janvier 2012, il a relevé le montant des taxes pour accéder au titre de séjour salarié de 600%.

 Finalement un étudiant étranger aura du payer en moyenne 4385 euros pour son cursus, justifier de plus de 7680 euros tous les ans sur son compte en banque, surmonter l’arbitraire des préfectures et l’ensemble des démarches administratives – coûteuses pour lui comme pour la collectivité - mais voit les portes du pays se refermer en lui interdisant d’acquérir une expérience professionnelle.

278 000 étudiants sont aujourd’hui dans cette situation. Alors que ces milliers de jeunes font chaque année le choix de venir étudier dans nos universités, qu’ils font de la France le 3ème pays le plus attractif en matière de choix d’études et qu’ils contribuent à la richesse collective tant par leur apport intellectuel que par la contribution à la mixité qu’ils permettent, ces jeunes sont aujourd’hui vu par la société comme des clandestins en puissance.

Cette situation n’a que trop duré. Il est insupportable de voir vanter les mérites du rayonnement international de notre système d’enseignement supérieur lorsque notre pays envoie un tel message de défiance aux étudiants du monde entier.

Étudiants de France, nous sommes attachés à un enseignement supérieur qui respecte le principe d’égalité. Nous sommes attachés à un système éducatif ouvert à tous, qui permette à chacun d’avoir des perspectives d’ascension sociale par le diplôme quelle que soit son origine sociale, ethnique ou sa nationalité.

Ainsi, il est nécessaire de mettre fin à la surenchère à laquelle s’adonne le gouvernement depuis quelques mois en retirant la circulaire du 31 mai et en revenant sur les mesures discriminantes financièrement. Au contraire, il faut replacer l’égalité au cœur de l’accueil des étudiants étrangers en France en permettant à chaque étudiant d’accéder automatiquement à un titre de séjour équivalent à la durée de son cycle d’étude et en mettant fin au critère de nationalité sur le système d’aides sociales étudiant.


 Signataires :

Emmanuel Zemmour, Président de l’UNEF

Jean-Luc Mélenchon, Candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle
Eva Joly, 
Candidate d’EELV à l’élection présidentielle
Philippe Poutou, 
Candidat du NPA a l’élection présidentielle

Benoît Hamon, Porte parole du Parti socialiste
Pierre Tartakowsky, 
Président de la Ligue des Droits de l’Homme
Isabelle This-Saint-Jean, 
Vice-présidente de la région Ile-de-France en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche
Bertrand Monthubert, 
Professeur a l’université Toulouse III P.Sabatier, secrétaire national du Parti socialiste à l’enseignement supérieur et à la recherche
Françoise Héritier, 
Anthropologue, ethnologue professeur honoraire au Collège de France
Geneviève Fraisse, 
Philosophe, directrice de recherches au CNRS
Georges Molinié, 
Président de l’Université Paris IV Sorbonne
Vincent Berger, 
Président de l’université Paris VII Diderot
Simone Bonnafous, 
Présidente de l’université Paris XII Paris-Est Créteil
Philippe Houdy, 
Président de l’université Evry Val d’Essonne
Marie-Christine Lemardeley, 
Présidente de l’Université Paris III Sorbonne-Nouvelle 
Françoise Moulin Civil, 
Présidente de l’Université Cergy-Pontoise
Pascal Binczack, 
Président de l’Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis
Jean Claude Mailly, 
Secrétaire Général de Force Ouvrière
Stéphane Tassel, 
Secrétaire Général du SNESUP
Serge Chabrol, 
Secrétaire Général du SNEP-FSU
Christian Chevallier, 
Secrétaire Général du SE-UNSA
Frédérique Rolet, Roland Hubert, Daniel Robin, 
Secrétaire Généraux du SNES-FSU
Sébastien Shihr, 
Secrétaire Général du SNUIPP-FSU
Jean-Jacques Hazan, 
Président de la FCPE
Victor Colombani, 
Président de l’UNL
Gabriel Szeftel, 
Président de la LMDE
Caroline De Haas, 
Fondatrice de l’association « Osez le Féminisme »
Cécile Cukierman, 
Sénatrice de la Loire, Conseillère régionale Rhône alpes
Éliane Assassi, 
Sénatrice de la Seine-Saint-Denis
Bariza Khiari, 
Vice-Présidente du Sénat, Sénatrice de Paris
Noël Mamère, 
Député de Gironde
Michel Vauzelle
, Président de la Région Provence Alpes-Côte-d’Azur
Laurence Rossignol, 
Sénatrice de l’Oise, Vice-Présidente de la Région Picardie
Marie-George Buffet, 
Députée de Seine-Saint-Denis
Jean-Patrick Gille, 
Député d’Indre-et-Loire
René Teulade, 
Sénateur de la Corrèze
Joël Giraud, 
Député des Hautes-Alpes
Didier Guillot, 
Adjoint au maire de Paris, chargé de la vie étudiante
Jean-René Marsac, 
Député d’Ille-et-Vilaine
Michel Berson, 
Sénateur de l’Essonne
Martine Billard, 
Députée de Paris, Co-Présidente du Parti de Gauche
Patrick Bloche, 
Député de Paris, Maire du 11eme Arrondissement de Paris
Philippe Kaltenbach, 
Sénateur des Hauts-de-Seine 
Christian Bourquin, 
Président de région Languedoc-Roussillon, Sénateur des Pyrénées-Orientales
Marie-Hélène Amiable, 
Députée des Hauts-de-Seine
Christiane Demontès, 
Sénatrice du Rhône
Martine Martinel, 
Députée de Haute-Garonne
Christian Favier, 
Président du Conseil Général du Val-de-Marne, Sénateur du Val-de-Marne
I
sabelle Pasquet, 
Sénatrice des Bouches du Rhône
Dominique Watrin, 
Sénateur du Pas-de-Calais
Philippe Plisson, 
Député de la Gironde
Thierry Marchal-Beck, 
Président du Mouvement des Jeunes Socialistes
Christian Picquet, 
Gauche Unitaire
Sandra-Elise Reviriego, 
Présidente des Jeunes Radicaux de Gauche 
Anne Alvaro, 
Actrice

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Published by Unef Auvergne - - Etudiants étrangers

EE2[1]

Alors qu’ils représentent 1 étudiant sur 10, les étudiants étrangers ne bénéficient pas du même traitement que les autres étudiants. Ils doivent chaque année demander le renouvellement de leur titre de séjour alors même que les études s’inscrivent dans des cycles pluriannuels. Les étudiants étrangers sont soumis à un double contrôle pédagogique, celui des établissements comme l’ensemble des étudiants, mais également celui des préfectures qui peuvent décider à tout moment de refuser le renouvellement de leur titre de séjour. Une réorientation, ou des résultats moyens sont ainsi interdits aux étudiants étrangers. Alors qu’ils sont confrontés aux mêmes dépenses que tous les étudiants, ils n’ont pas non plus accès au système d’aides sociales. Le gouvernement a décidé de surenchérir sur cette situation déjà très difficile.

Le 31 mai 2011, les ministères du Travail et de l’Intérieur ont publié une circulaire visant à restreindre pour les étudiants étrangers la possibilité d’exercer une première expérience professionnelle en France. Suite à la mobilisation de la communauté universitaire et des étudiants, une nouvelle circulaire a été publiée le 12 janvier 2012. Celle-ci ne prévoit que des aménagements à la marge, dans une logique de cas par cas, sans remettre en cause le fond de cette circulaire. A cette circulaire, sont venues s’ajouter depuis le début de l’année universitaire, de nouvelles mesures, rendant plus compliquées les conditions d’accueil et d’étude des étudiants étrangers : 
- Le décret du 6 septembre 2011, qui augmente de 35% les ressources mensuelles exigées pour un titre de séjour (620 euros contre 460 euros auparavant), soit beaucoup plus que ce que possède la grande majorité des étudiants. 
- La loi de finances 2012 qui multiplie par 4 au moins le coût du renouvellement du titre de séjour pour les diplômés qui souhaitent changer de statut (entre 200 et 358 euros contre 55 à 70 euros auparavant).

Les étudiants ne sont pas les seuls à être confrontés à ces difficultés administratives qui créent artificiellement des personnes en situation irrégulière ou entravent la vie professionnelle de personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nombre d’enseignants, de chercheurs et de personnels se voient également refuser le droit de venir en France ou sont menacés de devoir quitter le territoire durant une année universitaire par des Obligations de Quitter le Territoire. Cette politique discriminatoire est en totale contradiction avec la tradition d’ouverture de l’enseignement supérieur et le discours du MESR d’attractivité internationale de nos établissements et organismes de recherche. Les étudiants ainsi que les enseignant-chercheurs et personnels étrangers représentent une richesse inestimable pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, ainsi que pour la société.

Les organisations signataires refusent que des étudiants interrompent leurs études à cause d’une décision administrative ou que des enseignants et des chercheurs, régulièrement embauchés ou invités, ne puissent travailler dans nos établissements faute de visa ou de renouvellement de carte de séjour. Elles rappellent leur attachement à un service public d’enseignement supérieur et de recherche ouvert à tous, à toute la richesse des participations multiples et qui respecte le principe d’égalité, quelle que soit l’origine sociale ou la nationalité des étudiants et des personnels.

Les organisations signataires exigent l’arrêt de cette politique discriminatoire et la mise en œuvre de mesures en faveur des étudiants étrangers. Elles revendiquent : 
- Le retrait des circulaires Guéant du 31 mai 2011 et du 12 janvier 2012, du décret du 6 septembre 2011 ainsi que l’augmentation des taxes sur les changements de statut ; 
- L’ouverture de tout le système d’aides sociales aux étudiants étrangers ; 
- Une carte d’étudiant doit être égale à un titre de séjour ; 
- Le droit, pour les personnels de nationalité étrangère, d’exercer leur profession sans entraves administratives concernant l’obtention de papiers.

Les organisations signataires appellent les personnels et les étudiants à organiser des cadres de solidarité au sein des établissements pour soutenir les étudiants et personnels mis en « situation irrégulière » et intervenir pour stopper les opérations d’expulsion programmées.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB, SNETAP) - CGT (SNTRS - FERC-Sup - CGT INRA) - UNSA (Sup’Recherche - SNPTES - A&I) - Solidaires (Sud Recherche EPST - Sud Education - Sud Etudiant) - UNEF - SLR - SLU

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Les étudiants étrangers prennent la parole et lèvent le voile sur leurs difficultés quotidiennes.

RUSF se mobilise pour l'égalité des droits entre étudiants étrangers et français.

Une carte d'étudiant = un titre de séjour.

Pour la régularisation de Yassine,

d'Aljilani et de tous les autres, 

 
Rassemblement mercredi 7 mars 2012

devant la fac de lettres de Clermont-Ferrand à 17h30.

Signons les pétitions pour la régularisation
- de Yassine :
http://www.educationsansfrontieres.org/article39745.html
- d'Aljilani :
http://www.educationsansfrontieres.org/article38952.html

Suivons RUSF 63 :
- Sur son blog : http://rusf63.blogspot.com/
- Sur Facebook : RUSF Clermont
- Sur Twitter : @RUSF63

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EE2[1]Les assises se dérouleront à Paris 2, au centre Vaugirard, métro convention sur la ligne 12.

 

9h-10h : Acceuil des particioants

 

 

10h-12h : Table ronde

 

Les difficultés du parcours d’étude en France pour les étudiants venus d’ailleurs : quelle politique d’accueil pour demain ?

(avec : Louis Vogel (président de la CPU), Bertrand Montubert (collectif notre matière grise est de toutes les couleurs) , Raymond Chauveau (CGT), Stéphane Tassel (SNESUP) et Said Modheb5UEAF))

 

13h30 -15h: Travaux en ateliers

· Atelier 1 :Evolution des politiques administrative d’accueil et de séjour en France

(Didif jeunes, le gisti, Habib Gnengue (UNEF))

· Atelier 2 : Conditions de vie des étudiants étrangers en France

(Grégoire Truttmann (UNEF), la LMDE, le CNOUS)

· Atelier 3 :Accueil et intégration

(UGET, Isabelle This Saint Jean, Catherine Teul (LDH))

· Atelier 4 :Etudier en France

(Vincent Berger, UNEF)

· Atelier 5 : Projet d’avenir et travailler en France après les études

(Le collectif du 31 mai, la CGT altran, Laure Delair (UNEF), Serge Slama (GISTI)

 

 

15h30-17h :Plénière de mobilisation

Quelle mobilisation pour changer de politique ?

(Temps fort des assises, où sera lu l’appel sur les conditions de vie et d’études des étudiants étrangers)

Avec L'UEAF, L'UGET, Didif jeunes, UEVF, le collectif du 31 mai et Emmanuel Zemmour Président de l'UNEF

 

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