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Le 15 et 16 juin 2012, le Conseil National des Barreaux (CNB) avaient voté la suppression de la dispense d’examen pour l’accès au centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA) dont bénéficient jusqu’à présent les docteurs en droit. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se sont mobilisés contre cette proposition ayant à la fois des conséquences contre la reconnaissance du diplôme du doctorat, et sur la précarité que rencontrent ceux-ci notamment pendant leur insertion professionnelle.

Reconnaitre le diplôme du doctorat.

Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battent pour faire reconnaître le diplôme du doctorat, sur le marché du travail, dans les conventions collectives et dans le monde universitaire. Supprimer le droit des doctorants de pouvoir être dispensés d’examen du CRFPA c’est aller à l’envers de cette reconnaissance. Justifiée par le CNB pour régler des « tensions sur le marché de l’emploi des jeunes avocats », cette mesure aurait au contraire été dans le sens d’une plus grande précarité des hauts qualifiés, et aurait ralentit l’accès à l’emploi pour ces jeunes qualifiés.

D’autant plus que cette proposition ne prend pas en compte le niveau de qualification des doctorants. Ces étudiants sont à même, durant leur années de doctorat d’enseigner dans le cadre de l’Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ), et de corriger les copies du dit examen. Il semble donc compliquer d’obliger les doctorants en droit de devoir repasser un examen coûteux, et qui empièterai sur le temps de travail de recherche de ces étudiants.

Lutter contre la précarité des doctorants : agir pour l’insertion professionnelle.

D’autre part, à l’heure où la précarité caractérise tant les conditions de vie que les conditions de travail de la collectivité des doctorants, où parvenir à soutenir sa thèse malgré ces dites conditions n’est pas synonyme de l’obtention d’un poste à l’université, la suppression de cette dispense serait venue fermer l’unique alternative de professionnalisation aujourd’hui ouverte aux docteurs en droit. Une telle décision aurait envoyé un signe de la dévalorisation du diplôme du doctorat non seulement pour les juristes mais également pour l’ensemble des étudiants, allant ainsi à l’encontre de la demande sociale de la reconnaissance des diplômes.

Plus largement, elle se serait inscrite dans une politique qui n’aurait notamment pas tendu à la reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives que défendent les élus « UNEF et associations étudiantes » ainsi que de la FENEC, et ce à fin notamment de garantir un revenu en lien avec le niveau d’étude.

Une avancée en demie-teinte.

Si l’ensemble des doctorants ne peut que se réjouir de la décision du gouvernement de ne pas donner suite au votre du CNB, les questions soulevées précédemment relatives à l’insertion professionnelle de ces étudiants et la reconnaissance du diplôme, mais encore celles concernant les conditions de vie ou encore d’études et de travail des doctorants restent encore en suspens. La FENEC ne pourra se satisfaire de cette situation tant que ces conditions ne connaitront pas une réelle amélioration, marquant par là-même une véritable reconnaissance de l’intérêt et l’enjeu que peuvent constituer la recherche et de la formation des enseignants-chercheurs, ou plus largement de personnes hautement qualifiées.

Published by Unef Auvergne -

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